Le cul à l’air, le poulet plumé, gisait égorgé au milieu de la cuisine. Clouer le bec à ce gars de la volante qui n’avait pas inventé le fil à couper le beurre, n’avait souvent nécessité que d’utiliser le dessous de la table. Mais la volaille régulièrement arrosée de pot de vin était devenue gourmande et convoitait l’une des poulettes qu’il aimait à passer à la casserole sur le compte de la maison.

Le taulier commençant à trouver la note trop salée, a décidé de trancher dans le lard. Alors que la grue convoitée préchauffait son four, face au porc à l’uniforme baissé, il s’introduisit discrètement derrière lui et lui ouvra le cou. Mais le maquereau fanfaron qui avait joué du couteau, avait oublié que ses poules avaient des dents.

Imprudent il laissa la carcasse du poulet trainer trop longtemps avant d’en nourrir les poissons. Une de ses ouailles la délesta prestement de sa bague et l’adressa avec une note au poulailler le plus proche.

Le panier à salade vint sans tarder, clore l’établissement et cuisiner ses pensionnaires afin d’en démanteler le réseau d’import-export. La fouine, venue emplir sa feuille de chou de papier gras, conclut que le maquereau serait gardé au frais un bon moment.

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Par hibou - Publié dans : Première Fraîcheur
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Commentaires

très chouette !

Commentaire n°1 posté par mateube le 15/08/2010 à 14h40

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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 18:14

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