Des chèvres pour les damnés. Au cœur de l’oubli sourd de la marche écarlate d’un monde fou. Tournent les crevettes, brochettes, oignons, poivrons. Crustacés décortiqués sans queue ni tête. Devenir grands, se déchirer l’anus à force de gastroentérite. Figues et calissons, sucre sur la langue. Baiser doux et rêche, coup et amour. Le cœur écartelé entre confiance et perte de soi. Se jeter dans la poubelle du grand merdier. Aller chercher au fin fond des étrons le caillou brillant du bonheur. Planquer derrière la plaquette de beurre des grands pâtissiers. Faiseurs de décor, de cadre sans angles. Emporté par le vent d’un lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. Carcasses véreuses, déchirées sur la taie d’oreiller. Abandonnés aux mondes intérieurs, les songes sombrent, cadenassés. Intégrer, désintégrer, formater, glisser, banane a une forme rigolote. Le robot marche sans voie. Il sucre ses yeux, paillette ses joues grises. Macadam, cirque, tourne et retourne, détourne. Un matin, englués les yeux collés ne s’ouvrent plus, le cerveau caramélisé fuit par la bouche. Galipettes des compresses. Kystes à la glaise. De temps en temps il dit.

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Par hibou - Publié dans : Première Fraîcheur
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