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L'ennui de vivre dans une boule à neige, c'est que l'on chope des maux de tête dès que le temps se couvre.
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           Un, deux, trois, nous irons au bois, promener nos minois. Normal c'est dimanche, il faut sortir les enfants. Les petits bouts de bois servent d'épée, de toit rudimentaire. Les glands quand à eux sont fait pour être lancer, ils rebondissent jamais vraiment comme on le prévoyait. Les enfants non plus, ils prennent jamais le chemin qu'on attendait. Pendant qu'on suit le chemin forestier, ils s'obstinent à vadrouiller dans les sous-bois. Alors on les rappelle, des fois qu'ils se perdraient. Moi j'ai jamais compris pourquoi on s'obstinait à prendre ce chemin tout propre qui ne mène nulle part. Juste au bout d'un moment on rentre avant qu'il soit trop tard. Moi, je veux pas rentrer, j'ai pas mal au pied. Je suis bien là, même si il  fait froid. Avec mon épée et ma cabane improvisée, personne il peut me tuer, j'ai un arbre super mélèze pour me défendre. Moi je veux grimper sur les troncs, râper mes genoux, faire des festins de mousses et bouder les cosses de châtaignes qui se plantent dans les doigts. Je veux me perdre et oublier la compét', oublier le foot et le basket, oublier les bons points et les départs au coin. Moi je veux faire bouger les feuilles en soufflant dessus, je veux me rouler par terre pour donner une odeur à mes vêtements, je veux traverser les fossés et tout explorer. Mais j'ai pas le droit de m'éloigner, alors je reviendrai quand les adultes seront partis, mais p'têt que le bois aussi, alors il sera parti.
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J'ai hésité avant d'emprunter le chemin qui part de tes mains.
Jamais je n'aurais espéré perdre pied aussi rapidement.
Au début je pensais que c'était une jolie balade, mais en fait c'est un monument.
Je l'arpente sans savoir ce qui m'y attend.
Au milieu de ton dos j'ai découvert une rivière, un canal à frissons, colonne de sensations.
Les flots y sont déchaînés, ne pas trop s'y éterniser, trouver tes hanches s'y suspendre et contempler.
Contempler ta tête, ses fossettes, l'arrête de ton nez, les couleurs de tes joues en deviner le goût.
Se reposer sur le coussin de tes lèvres, sentir papillonner tes paupières sur ma joue brûlante.
Et les petites fentes qui plissent tes yeux m'emmènent droit sur ton cou, derrière tes oreilles où il fait si doux.
Plus bas mes mains ancrées ne tardent pas à remonter jusqu'à heurter tes rotondités, non je t'assure je n'ai pas fait exprès.
Me voilà obliger de les masser pour me faire pardonner.
Ces petites dunes si parfaites naissent sous tes aisselles, comme les odeurs qui m'ont entêté. Derrière les omoplates ressortent comme si l'ange tendait ses ailes pour décoller, mais mes mains sur tes épaules le ramènent sur terre à mes côtés.
La peau de ton ventre m'accueille, coussin offert réveille l'enfant qui sommeille en moi.
Ton nombril me donne envie de jouer aux billes, mais bien vite tes cuisses m'appelle pour d'autres jeux plus subtils.
Comme tes mollets elles tiennent juste dans mes mains qui dérapent bien vite vers tes pieds.
Tes orteils si sensibles dansent lorsque je m'en vient les taquiner.
De derrière ton talon je remonte jusqu'au fond où je plonge tête baissée.
Sûr que si j'avais pu, avant d'être parti, tout entière je t'aurais mangée, pour tout emmener, je l'avais déjà visité le paradis.
Ses portes sont salées.
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