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J'ai hésité avant d'emprunter le chemin qui part de tes mains.
Jamais je n'aurais espéré perdre pied aussi rapidement.
Au début je pensais que c'était une jolie balade, mais en fait c'est un monument.
Je l'arpente sans savoir ce qui m'y attend.
Au milieu de ton dos j'ai découvert une rivière, un canal à frissons, colonne de sensations.
Les flots y sont déchaînés, ne pas trop s'y éterniser, trouver tes hanches s'y suspendre et contempler.
Contempler ta tête, ses fossettes, l'arrête de ton nez, les couleurs de tes joues en deviner le goût.
Se reposer sur le coussin de tes lèvres, sentir papillonner tes paupières sur ma joue brûlante.
Et les petites fentes qui plissent tes yeux m'emmènent droit sur ton cou, derrière tes oreilles où il fait si doux.
Plus bas mes mains ancrées ne tardent pas à remonter jusqu'à heurter tes rotondités, non je t'assure je n'ai pas fait exprès.
Me voilà obliger de les masser pour me faire pardonner.
Ces petites dunes si parfaites naissent sous tes aisselles, comme les odeurs qui m'ont entêté. Derrière les omoplates ressortent comme si l'ange tendait ses ailes pour décoller, mais mes mains sur tes épaules le ramènent sur terre à mes côtés.
La peau de ton ventre m'accueille, coussin offert réveille l'enfant qui sommeille en moi.
Ton nombril me donne envie de jouer aux billes, mais bien vite tes cuisses m'appelle pour d'autres jeux plus subtils.
Comme tes mollets elles tiennent juste dans mes mains qui dérapent bien vite vers tes pieds.
Tes orteils si sensibles dansent lorsque je m'en vient les taquiner.
De derrière ton talon je remonte jusqu'au fond où je plonge tête baissée.
Sûr que si j'avais pu, avant d'être parti, tout entière je t'aurais mangée, pour tout emmener, je l'avais déjà visité le paradis.
Ses portes sont salées.
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recommander par hibou publié dans : Plus au nord


Sous la plage, la roue de secours.

 

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recommander par hibou publié dans : Les trois petites gouttes

 

 



Le Gin un court-métrage de Florent TERRAL (c'est le vrai nom de moi), avec Cedric CASANOVA, Aurore CASTELNAU et Damien TERRAL au jeu; Arnaud CASSAM-CHENAI à l'image; Jérémie HANSOTTE au son; Izvoren DEPUISET au montage; Céline BEILLON aux costumes; Tina WIDJAJA au maquillage; Laure GUITTON à la Régie.

 

Une production de l'association COUAC (Comité Ouvert aux Utopistes en Audiovisuel et Cinématographie).

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recommander par hibou publié dans : Court-métrages
Le lapin court dans la forêt verte et se fait gronder par sa mémé. Il a oint son corps svelte d’essence de magnolia, ça pue. Sa mémé en est toute incommodée, elle le prévient que s’il continue ainsi il finira en civet. Le chasseur va lui mettre la pâtée. Le lapin s’en fiche bien, lui il veut faire du pneu, se balancer sur ce bout de caoutchouc suspendu à l’arbre avec la lapine si jolie de la cage du fond du jardin. Alors il boude, il dit à sa mémé qu’elle a qu’à s’occuper de ses oreilles qu’entendent rien d’abord non mais des fois…
 
           Alors sa mémé elle est toute triste, elle verse des larmes toutes salées. Le lapin est bien ennuyé, il ne voulait pas faire pleurer sa mémé. Pour la consoler du bout du nez, il l’a bouscule tendrement. Mais sa mémé elle est toute vieille et fatiguée, au lieu de la faire rigoler ça la fait tomber dans l’étang. Alors le lapin il laisse tomber et il va se recoucher parce que avec la veine qu’il a aujourd’hui, il n’a pas envie de retrouver la lapine si jolie de la cage du fond du jardin. Et vous feriez bien de faire comme lui!
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recommander par hibou publié dans : Plus au nord

        C’est du haut du cerisier qu’Adrien contemplait le quartier. Le bois du cerisier étant souple et se brisant facilement, vous en conclurez facilement l’âge d’Adrien. Adrien n’était pas à foncièrement parlé un garnement. Il ne tirait pas à la carabine à plomb sur les pigeons, ne volait pas les billes de ces camarades et ne jouait que très peu à la bagarre. Il faut dire qu’il était plutôt malingre et ne faisait pas le poids face à des costauds comme le grand Thomas. Donc pour se protéger il grimpait dans son repère secret le haut du cerisier, chevauchant son faîte comme une sorcière son manche à balai. De là haut non seulement il avait l’impression de dominer le pâté de maison, mais il pouvait surfer accompagnant le vent, laissant vagabonder son esprit parmi les feuilles et les nuages. C’était son refuge, la chose qu’il a le plus regretté quand il a du déménager.
 

Maintenant il vit dans un appartement, et même s’il aime laisser pendre ses jambes entre les barreaux du balcon, il ne peut plus voler. C’est pour cela, qu’il a rejoint l’équipage du rutilant en tant que vigie bien évidemment. Il est capable de rester stoïque contre vents et marées, nous guidant parmi la tourmente, le capitaine solo. Et lorsque après d’épiques pérégrinations, il hurle « goûter en vue », tout l’équipage se sent ragaillardi!

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recommander par hibou publié dans : Le journal du rutilant
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